Le communisme en Inde
8 Jan 2011
et le 21ème siècle
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Le communisme n'est pas mort avec le 20ème siècle. A l'inverse, en Inde comme au Népal, il n'a rien perdu de son attrait auprès de populations démunies à la recherche d'un projet politique et social.
Ici, une photo prise cet hiver dans un village
à la frontière du Dantewada (Chhattisgarh) et de l'Andhra Pradesh, en Inde.


 
Naxalites: Le Salut rouge - Film documentaire
11 Dec 2010
Un film sur la guérilla maoïste en Inde. Diffusé sur Arte Reportage.
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Naxalites: "Le Salut Rouge"

Un reportage de Vanessa Dougnac, David Muntaner et Vicki Logan. Décembre 2010. Hikari / ARTE TV.

Le film est accessible sur le site de ARTE:  http://videos.arte.tv/fr/videos/arte_reportage-3586036.html

 

Dans les jungles de l’Inde, c’est une guerre qui ne dit pas son nom. Elle oppose les rebelles maoïstes aux forces de l’ordre.

Le conflit perdure depuis plus de quarante ans et il a fait des milliers de victimes. Le message des insurgés n’a jamais changé : la défense des plus démunis, des aborigènes et des paysans sans terre.

Sous l’impact de la mondialisation et de la libéralisation économique, l’insurrection maoïste se propage et s’étend aux campagnes oubliées de l’Inde. Elle est aujourd'hui active dans 20 des 28 états du pays.

Pour contrer cette vague rouge, New-Delhi a lancé, l’an dernier, une vaste offensive paramilitaire. De part et d’autre, les représailles s’intensifient. Villages incendiées, civils exécutés, populations déplacées, maoïstes et policiers tués.

Vanessa Dougnac et David Muntaner ont obtenu l’autorisation exceptionnelle de vivre aux côtés des rebelles, ces mystérieux combattants de Mao, dépeints en « terroristes » par New-Delhi, accusés par la presse indienne d’être des « machines à tuer ».

Depuis le renouveau de l’insurrection, aucune télévision indépendante n’avait obtenu l’accord de filmer leur vie quotidienne. Des images rares qui nous font découvrir leur réalité et les enjeux cachés de la rébellion.

 

 

 


 
L'Inde de demain
7 Nov 2010
Dans la campagne d'Uttar Pradesh, au détour d'un chemin....
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Les deux vieux amis se retrouvent tous les jours, à l'orée de leur village. Ils plaisantent, ils discutent.

L'un, à gauche, est un brahmane. L'autre, à droite, est un Intouchable.

Une amitié impensable et impossible, il y a quelques années.

Certes, elle n'existe encore qu'en dehors du village, loin des regards.

Mais elle raconte peut-être la promesse de l'Inde de demain.

 




 
La revanche de la Terre - Web-documentaire
25 Sep 2010
Un web-documentaire France Télévisions 2010, dans la collection "Portraits d'un Nouveau Monde". de Vanessa Dougnac et Fabrice Launay.
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LA REVANCHE DE LA TERRE

Vanessa Dougnac et Fabrice Launay,

France Télévisions.

 

Le combat des petits paysans indiens

Au Sud-Ouest du Gujarat, l'un des Etats les plus industrialisés de l'Inde, la population tribale des Bhils s'organise pour créer une Zone Economique Verte. L'appellation fait référence, avec une certaine ironie aux Zones Economiques Spéciales (les ZES), fers de lance de l'industrialisation en Inde.

L'économie rurale se bat face à la tentation du développement industriel

La région des Bhils est encore vierge de tout développement industriel. La zone économique verte  fédère une centaine de villages. Elle incarne la lutte du peuple Bhil lutte pour faire reconnaitre l'existence légale d'une zone protégée et basée sur une économie rurale. Le documentaire « La revanche de la terre » raconte ce combat au jour le jour.

Une philosophie héritée de Gandhi

M. Ganesh Devy, un ancien professeur de littérature, est le créateur de ce concept. Son organisation « BHASHA » cherche à implémenter des principes économiques inspirés de la philosophie gandhienne : autosuffisance des villages, micro-crédit, banques de semences, diversification des ressources agricoles, projets d'irrigation, défense des droits des paysans, reconnaissance de la culture tribale, etc. Ces idées s'inspirent du travail de grands activistes indiens, notamment Vandana Shiva ou Aruna Roy. Il s'agit de développer un système économique sain qui limite toute dépendance vis à vis du système capitaliste financier classique. Le petit paysan peut ainsi se protéger de la spirale d'endettement qui touche les populations rurales.

L'agriculture indienne est un enjeu mondial

L'Inde compte aujourd'hui 800 millions de paysans. à l'échelle de la planète, un paysan sur cinq est indien. Aux siècles prochains, l'Inde rurale aura un rôle crucial à jouer dans la préservation des surfaces forestières et agricoles, mais aussi dans l'enjeu de la suffisance alimentaire.

Le miracle économique indien a oublié le monde rural

Le potentiel agricole de l'Inde est indéniable, mais à la condition d'investir, d'innover et de diversifier. Des outils souvent hors de portée pour les petits paysans. Ces derniers sont majoritairement pauvres et endettés. Depuis 2002, l'un d'entre eux se suicide toutes les 30 minutes. Le malaise touche même les riches zones agricoles du Nord de l'Inde, où le gouvernement a lancé, dans les années 60, une « révolution verte » basée sur des hauts rendements de production. Les 80 millions de tribaux qui, comme le peuple Bhil, vivent dans les campagnes reculées restent parmi les plus touchés : oubliés de la croissance économique, ils voient leurs terres convoitées par de grandes compagnies d'extraction minière. Le désespoir des campagnes revêt de nombreux visages, que ce soit la violente insurrection maoïste qui s'appuie sur la défense des paysans sans terre, ou la résistance de fermiers lésés face aux créations de zones industrielles franches. Dans la «nouvelle Inde» qui se rêve en géant économique, le paysan ne trouve pas sa place.

Comment redonner aux paysans indiens leur dignité ?

Le gouvernement indien cherche des solutions pour redonner au paysan sa dignité mais aussi pour répondre aux besoins de sa population croissante. Il n'a ainsi pas hésité à introduire la culture controversée du coton transgénique, commercialisé par la multinationale américaine Monsanto. L'agriculture biologique, quant à elle, n'est pas jugée assez performante. Mais l'augmentation des coûts de production et la baisse des investissements de l'état continuent à fragiliser l'économie agricole.
Les campagnes indiennes, qui représentent la deuxième surface cultivée de la planète, sont pourtant liées au ciment de la paix sociale, de la prospérité, et de la suffisance alimentaire nationale et mondiale.
Face à ces enjeux, le grand défi économique de l'Inde reste aussi celui de sa tradition millénaire: l'agriculture.


 
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